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Johnny d'O.

(12 décembre 2017)

 

C'est le célèbre Johnny d'O qui a imposé son rythme à notre week-end. On l'a vu, on l'a entendu  partout. A la télé, à la radio, dans les gazettes, dans les bistrots, dans les entreprises, dans les familles. Décidément, cet aigle à deux têtes ne pouvait passer inaperçu.

 

La tête écrivaine était plus connue par ses interventions médiatiques, sa brillante conversation, son humour décapant que par son œuvre littéraire. On ne peut certes qu'admirer le chroniqueur inspiré et l'observateur malicieux de la nature humaine et des travers de l'époque. Le romancier de facture très classique laissera sans doute une trace plus légère. Qu'importe. Il représente une certaine France, celle des cercles littéraires, des beaux quartiers, des vestiges aristocratiques, d'une intelligentsia conservatrice. D'Ormesson, c'était châteaux, brio, Pivot (Bernard)...

 

La tête musicale était avant tout un tempérament, un athlète de la scène, une capacité vocale à nulle autre pareille. On ne peut qu'admirer le chanteur puissant capable d'embraser tout un stade et le rockeur déchaîné entraînant derrière lui son public subjugué. On retiendra pourtant qu'il a été aussi magnifiquement servi par une palette d'auteurs et de compositeurs qui surent à merveille traduire sa nature profonde. Qu'importe. Il est bien le représentant d'une autre France, celle des classes moyenne et populaire, celle des fêtards, des motards, du baby boom. Hallyday, c'était moto, Jojo, Renaud (Line)...

 

Ces deux France ont-elles communié ensemble au souvenir des deux icônes et du coup, se sont-elles rapprochées ? On aimerait s'en convaincre et le président de la République aussi, qui, en participant aux deux cérémonies et en y prononçant des discours inspirés, a tenté de cimenter ce pays si enclin à l'individualisme. Finalement, seuls de grands événements semblent de nature à réussir cette gageure : parfois festifs comme la victoire des footballeurs tricolores  en 1998, parfois tragiques comme les attentats islamistes de 2015 et 2016. Zizou et Charlie ont en quelque sorte réveillé notre fierté d'être français. Jean d'O et Johnny, à un degré moindre, ont eu un effet semblable.

 

On aimerait tant que ce sentiment d'appartenance à notre "cher vieux pays" (comme disait de Gaulle), à sa culture, à sa langue, à ses valeurs soit enraciné au plus profond de notre peuple et n'ait nul besoin d'être réactivé par des électrochocs épisodiques. Vœu pieux ?

 

- AVENUE DU ROMAN : "Debout dans le tonnerre" de Pierre Pelot (15 novembre 2017) 

Au centre de ce roman foisonnant, un immense domaine, Magnolias, au cœur de la Louisiane du XVIIIe siècle, ses bayous, ses plantations, sa luxuriante végétation, ses esclaves, ses indiens, ses secrets, et les ambitions carnassières qu'elle a enfantées. Dans la continuité de "l'ombre des voyageuses", Pierre Pelot poursuit la fresque chatoyante de cette lignée de ... (lire la suite)

 

- QUAI DU POLAR : "La dent du serpent" de Craig Johnson (13 mai 2017)

Pour ce qui est de se fourrer dans les situations les plus scabreuses, Walt Longmire est un modèle du genre. S'il y a risque de coups de gueule, coups de poings, coups de feu, le shérif du comté d'Absaroka répond présent. C'est qu'il a une haute idée de son rôle et que l'injustice le hérisse. Une fois encore dans ce 9e épisode de sa saga, Craig Johnson nous offre une enquête échevelée et... (lire l'article)

- ESPLANADE DU POINT DU JOUR : "Au cœur du carnage" (16 juillet 2016)

La mort nous a frôlés. Elle avait pris la forme d’un camion fou entre les mains d’un barbare. Nous sommes sains et saufs certes, mais durablement touchés par les visions d’apocalypse qui nous ont été imposées. Nous avions assisté, avec mon épouse et un couple d’amis, au superbe feu d’artifice du 14 juillet sur la Promenade des Anglais. Nous sommes alors repartis en direction du centre vers... (lire la suite)  

- ESPLANADE DU POINT DU JOUR : "Ne rien lâcher !" (16 novembre 2015)

Boire un verre à une terrasse avec des amis, c’est nous, c’est la France. Emmener ses enfants ou petits-enfants dans un stade pour supporter  notre équipe nationale, c’est nous, c’est la France. Assister avec des potes, fans comme nous, au concert de notre groupe ou chanteur favori, c’est nous, c’est la France. Profitez d’une veille de week-end pour s’offrir avec ses proches un « p’tit resto », c’est nous, c’est la France (lire la suite)

- AVENUE DU ROMAN : "Un marin chilien" d’Agnès Mathieu-Daudé (13 juillet 2016)

L’Islande pour un Chilien, c’est le bout du bout du monde. Lorsqu’Antonio survole l’île volcanique avant l’atterrissage, il n’est pourtant pas surpris par «le paysage lunaire », « les rochers couverts de lichen gris ou jaune vif posés çà et là sans logique aucune ». Evidemment, car il est géologue et son voyage est destiné à l’étude d’un volcan qui semble devoir se réveiller sous peu. Concernant les autochtones, c’est une tout autre histoire et notre Chilien foulant l’aéroport de Reykjavik , n’imagine pas… (lire la suite)

- RUE DES PORTRAITS : "Son nom est Pelot, Pierre Pelot"

Vosgiens mes frères, êtes-vous suffisamment au fait des tribulations littéraires de notre conteur majeur, celui qui, mieux que quiconque, a exprimé l’âme de notre terroir. Bon, rassure-toi Pierrot, je m’arrête-là. Je ne m’aviserai pas de te cataloguer dans le registre réducteur des écrivains régionalistes. Les Vosges oui, mais tellement d’autres horizons. Car si les Vosges profondes furent pour... (lire la suite)

- PLACE DU SAVOIR : « Comment parler le belge et le comprendre (ce qui est moins simple) » de Philippe Genion  (29 octobre 2015) 

Impayables nos cousins wallons, ces Belges du sud à la faconde quasi méridionale. Sais-tu une fois qu’ils ont leur langue à eux, riche d’expressions savoureuses qui méritent le détour. Ce détour, c’est un guide patenté, Philippe Genion, qui nous permet de l’emprunter au gré d’un dico épatant qu’il a intitulé « Comment parler le belge et le comprendre (ce qui est moins simple) »... (lire la suite)

 

- CHEMIN DE L'HISTOIRE : "Dangereusement à l’Est" de Fitzroy Maclean (18 avril 2015)

Prenez « Lawrence d’Arabie », « L’aveu » et « Un taxi pour Tobrouk », mélangez et vous obtenez pour votre plus grand plaisir ce « Dangereusement à l’Est » dont on peine à croire qu’il puisse s’agir d’un récit ancré dans le réel et non pas d’une fiction. Il est en effet des romans d’aventures qui sont moins palpitants, moins échevelés, moins passionnants que les tribulations de Fitzroy Maclean qu’il nous donne à découvrir dans un récit pétillant ... (lire la suite)

- ALLEE DES BULLES : Lire les articles (18 février 2015)

"Le Syndrome d’Abel", tome 2 : "Kôma"; tome 3 : "Au-delà…". Par Xavier Dorison et Richard Marazano, chez Glénat.

"Le Cycle de Nibiru" ; tome 1 : "La Loi du sang". Par Guillaume Dorison et Mathieu Moreau, chez Glénat.

"Le bâton de Plutarque", par Yves Sente et André Julliard, aux Editions Blake et Mortimer.

"Kersten, médecin d’Himmler", tome 1 : "Pacte avec le diable", de Patrice Perna et Fabien Bedouel, chez Glénat.

"Le Testament Zarkoff" (1/2), de Fabien Nury et Pierre Alary, chez Glénat.

 

ESPLANADE DU POINT DU JOUR : "Transformer l’essai" (12 janvier 2015)

Ce fut un merveilleux sursaut, une de ces journées magiques qui mettent du baume au cœur, un moment de grâce apaisant nos plaies vives. Nous sommes un peuple. Nous avons une âme. Nous partageons les mêmes valeurs. C’est ce que j’ai ressenti dans la rue à Nice le samedi et éprouvé à nouveau devant la télévision le dimanche. Le sentiment d’appartenance à une nation a été magnifié par... (lire la suite)

Je suis Charlie

(8 janvier 2015)

 

Journalistes, mes collègues, mes amis, nous sommes des cibles !

 

Dix membres de notre famille, travaillant à Charlie Hebdo, de Stéphane Charbonnier, le directeur de la publication à Mustapha Ourrad, le correcteur, ont payé au prix fort leur attachement à la liberté d’expression. Deux policiers sont les autres victimes de cet acte de barbarie.

 

Pour avoir participé quotidiennement à des conférences de rédaction, je peux imaginer l’horreur qu’ils ont dû ressentir lors de l’irruption de deux cagoulés à kalachnikov tirant à la volée. Dans l’esprit des survivants, l’image de ce carnage aura bien du mal à être évacuée.

 

Je pense aussi très fort aux familles et aux proches des victimes et à leur désarroi. Et par ricochet, je pense aussi à mes filles et au traumatisme qui aurait été le leur si ma rédaction avait subi à l’époque un tel déferlement de violence haineuse et criminelle. Pourtant, aujourd’hui encore et comme nombre de mes collègues, je me considère en résistance. On ne fera pas taire la presse dans notre pays et si des excès lui sont reprochés, il existe des recours légaux. Nous sommes dans un état de droit, pas dans un état totalitaire où tout se règle par le truchement des armes.

 

Par ailleurs, il est nécessaire de lutter contre tout amalgame. Car c’est là le piège tendu à ceux qui n’aurait pas le recul nécessaire face à cet évènement. Comme le souligne l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, « cet acte est une profanation de la mémoire du Prophète ». Les deux psychopathes ont fait grand tort à tous les musulmans de France qui ne sont nullement responsables des délires de quelques illuminés et qui n’aspirent qu’à vivre paisiblement leur foi.

 

Toutes les religions ont leurs extrémistes. Toutes se doivent de faire preuve de vigilance et de pédagogie. Pour que les enfants perdus de leur culte ne deviennent pas des bourreaux sanguinaires, empêchant le vivre ensemble et foulant la si belle devise de la République : « Liberté, Egalité, fraternité » qui a subi suffisamment d’avanies ces dernières années. Il est temps de la réhabiliter car c’est elle qui dit la France, son âme, sa spécificité.

 

                Gérard NOËL

Journaliste, ancien rédacteur en chef de La Liberté de l’Est et de Vosges Matin

- PLACE DU SAVOIR : "ça peut pas faire de mal" Proust, Hugo et Madame de Lafayette lus et commentés par Guillaume Gallienne (12 décembre 2014) 

 

Madame Candide : Est-ce que vous lisez ?

Monsieur Lambda : Non, je n’ai pas le temps.

Mme Candide : Même pas les Classiques ?

M. Lambda : Encore moins, ce sont des pavés. Trop longs, trop compliqués... (lire la suite)

- AVENUE DU ROMAN"L’homme des hautes solitudes" de James Salter - "Chroniques de l’oiseau à ressort" d’Haruki Murakami - "Canada" de Richard Ford (2 septembre 2014)

Il existe également –et c’est heureux- une rentrée littéraire pour les poches. Cette formidable session de rattrapage est l’occasion pour les bourses modestes d’aller à la rencontre des grandes voix de la littérature mondiale. Petits prix, grands auteurs et présentations soignées, les poches ont trouvé un public fidèle qui, cette saison encore, est choyé. Ainsi, et puisqu’on parle de grandes voix, ce sont celles d’outre-Atlantique qui trouvent chez Points une magnifique... (lire la suite)

 

- BOULEVARD OLYMPIQUE : "Le faux paradoxe du rugby français" (2 mai 2013)

Deux équipes françaises en finale de la coupe d’Europe en dominant Irlandais et Anglais quelques semaines après un tournoi des six nations calamiteux pour le XV de France : contrairement aux apparences, ce n’est pas un paradoxe. Le rugby français des clubs a fait le choix de la starisation du Top 14 et donc de l’embauche à prix d’or de vedettes mondiales, venues des... (lire la suite)




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